Introduction au quartier des Lumières

Pour une définition et un bref historique du quartier, nous citerons la Base MERIMEE (base répertoriant l’ensemble des éléments du patrimoine architectural français). Notice n°IA94000348 rédigée par Xavier MASSARY en 1997 :

« Epoque de construction : 4e quart 19e siècle ; 20e siècle Le quartier des Lumières est délimité à l’ouest par la route nationale 20, à l’est par la rue de Provigny (ancien chemin de Paris à Bourg-la-Reine) , au nord par le territoire d’Arcueil, au sud par la voie de chemin de fer de Paris à Sceaux. L’unité de ce quartier est liée à la présence structurante des deux axes de circulation que sont la route nationale et la voie de chemin de fer, le noyau ancien de Cachan ne faisant quant à lui sentir sa proximité que par l’avenue Carnot, qui joint le centre à la route nationale. Tandis qu’un habitat linéaire comprenant de nombreux vides s’égrène dès avant la Révolution le long du chemin de Bourg-la-Reine (rue de Provigny) , tout le reste du terroir est une plaine céréalière jusqu’au milieu du 19e siècle. Ses parcelles de formes allongées sont souvent d’assez vastes dimensions (plus d’un hectare) pour faciliter les opérations de lotissement dans les décennies suivant l’ouverture en 1847 de la station de chemin de fer d’Arcueil. Mais la colonisation du terroir agricole ne débute véritablement que dans la dernière décennie du siècle, avec le lotissement de la grande parcelle située au nord de la rue Marcel-Bonnet, sur laquelle sont percées les rues des Lumières, de la Liberté, de l’Espérance, du Bel-Air, Anatole-France et du Commandant-Marchand. Après 1914, une opération de lotissement d’importance comparable est réalisée au sud de la rue Marcel-Bonnet, donnant naissance au quartier dit du "Pont royal" : rues Condorcet, Chaptal, Pascal, Ampère, Lavoisier, tandis qu’au nord du quartier des Lumières se créait le lotissement concerté de la Grange Ory comprenant 92 pavillons en brique. Les deux grands îlots situés à l’est de la voie ferrée n’ont pas fait quant à eux l’objet de lotissements, celui du nord car il est occupé en bonne partie par le cimetière, celui du sud car la présence au 19e siècle d’une importante carrière de pierre à bâtir fut dissuasive pour la construction ultérieure. L’aspect essentiellement pavillonnaire du quartier des Lumières n’exclut pas la présence de quelques petites entreprises, surtout aux abords de la N 20 (ateliers de réparation automobile). »

En complément de la notice, nous observerons que la majeure partie Est du quartier a vu très tôt de grandes surfaces occupée par le cimetière d’Arcueil-Cachan (1811), l’Ecole Spéciale des Travaux Publics (1905) et le Foyer des PTT (1915).

Plan de localisation associé à la notice

 

L’Avenue des Lumières

Ce premier post (publié le 11/11/2012 et mis à jour le 12/04/2013) concerne la voie éponyme/épicentre du quartier : l’Avenue des Lumières.

A noter que le quartier s’intitulait déjà "Les Lumières" bien avant la création de la voie à la fin du 19ème siècle, c’est donc le quartier qui aurait donné son nom à l’avenue et non l’inverse.

La mention toponymique des "Lumières" figure sur les plans cadastraux dits "napoleoniens" du début du 18ème siècle. Selon Louis Léon VEYSSIERE, ancien maire de Cachan et auteur d’un essai de monographie sur Arcueil-Cachan paru en 1947, ce lieu-dit "Les Lumières" aurait été mentionné dés 1515.

Les trois cartes postales ci-dessous représente le haut de l’avenue, et la première est tirée d’une photographie prise au plus prés de la Route d’Orléans (Av. A. BRIAND aujourd’hui). La séparation des communes d’Arcueil et de Cachan étant intervenue en 1923, il n’y a vraisemblablement pas plus d’une vingtaine d’année entre les deux clichés (entre 1905 et 1925).

Sur la seconde carte postale, nous pouvons y observer – à gauche – un panneau signalant la "Cordonnerie des Lumières", à la hauteur de l’actuel 32 Avenue des Lumières. A travers la clôture de fortune, nous distinguons une maison en retrait (comme c’est le cas aujourd’hui, côté n° pairs).

Toujours coté pair, la longue pointe (poinçon ou épi) sur le toit de la maison du 24 Avenue de Lumières a aujourd’hui disparu au profit d’un pan incliné de l’extrémité du faîtage.

Côté impair, au premier plan – niveau de l’actuel 33 Avenue des Lumières – figure une construction basse en brique (désormais aménagée en garage) et à son pied deux tas de remblais ou de débris qui peuvent indiquer des travaux en cours. Une grille séparait le 33 du 31 Avenue des Lumières, ce "passage" entre les 2 bâtiments est aujourd’hui comblé par une construction annexe au 31.

Dans la perspective des deux cartes postales, en comparaison avec la vue actuelle, nous notons l’absence du grand immeuble du 11 Rue du Bel-Air (érigé au début des années 1930) ainsi qu’une vue dégagée sur le Coteau.

Cliquez sur les photos pour y découvrir et comparer ces détails.

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Bonjour !

Ce blog a été créé afin de partager les ressources iconographiques sur le quartier des Lumières et son évolution.

Les ressources en question sont essentiellement constituées de plans (y compris cadastraux), de photographies  et de cartes postales illustrées.

Je vous souhaite une bonne lecture !

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